Présentations

Bonjour à tous et bienvenue sur ce blog!

A travers ces pages, je souhaite partager quelques courts-métrages visionnés ci et là et qui m'ont particulièrement touché de part leur beauté.

J'essayerai tant que possible d'ajouter un article comportant un court métrage par semaine.


Ce premier court métrage, "Sébastien", nous présente un homme un peu rêveur ayant gardé son âme d'enfant. Un peu perfectioniste (et pratiquant entre autre l'art de l'origami), il recherche à travers ses avions de papier à s'évader. Fier de sa dernière invention (un petit avion volant magestueusement bien), il fait découvrir son oeuvre à ses collègues.
D'abord impassible face à ces enfantillages, tous vont se moquer de Sébastien, qui se retrouve alors bien seul... Mais lorsque, penché sur son bureau et déçu par le regard des autres de ce dont il était pourtant si fier, il reçoit un avion de papier, il ne comprend plus rien!
C'est alors qu'un simple regard par dessus son bureau lui fait découvrir un balai entier de ces petits avions.


En fin de compte, on a beau se moquer des autres lorsqu'ils passent pour des gamins, on garde tous plus ou moins cette âme d'enfant, ces rêves si simples mais à jamais inaccessible. Le mouvement de groupe ainsi que le regard des autres nous conditionne, mais une fois seul il n'y a plus aucune gène pouvant nous limiter dans nos rêveries.

Durée : 1 minute 51 secondes
Titre : Sébastien
Réalisateurs : G. Godbout, C. Carrion, M. Seddiki, S. Wambre

# Posté le samedi 01 mars 2008 07:03

Modifié le samedi 01 mars 2008 07:35

God bliss you


Dans un monde de grisaille où le rendement est devenu le seul mot d'ordre, toute joie de vivre a disparue. Il faut produire, encore et toujours plus. C'est ainsi que, comme tous les autres, Il se réveille : le travail l'attend. Tant de monotonie, tout est gris, tout et tous se ressemblent, mais toute trace d'un quelconque bonheur a disparu du visage de chacun.
Pourtant, cette nuit encore, Il a révé... Il a vu ces couleurs, ces enfants riant et jouant... Son réveil le rappelle à l'ordre mais, au plus profond de son corps, son âme garde en elle la trace de cette joie d'où émanent de si belles couleurs. Tout ça lui parait pourtant si lointain, inaccessible...
Comme à son habitude, il va travailler. Comme tant d'autres, il travaille à la chaine dans une entreprise produisant de la "joie" (get happy) pour la société. Il faut faire des chiffres!
De retour chez lui, Il retrouve une vieille breloque : il ne s'agit que d'une paire de lunette defectueuse. Il se met alors en tête de la restaurer, trouvant ci et là les pièces lui étant necessaire. Le cycle continue, Il rêve encore, toujours cette même vision... Puis le travail... Comme d'habitude...
Cette fois cependant, il se surprend à penser à cette paire de lunettes : il doit pouvoir en faire quelquechose! Il sent qu'il en est pas loin! Le patron le rappelle à l'ordre : produire plus, plus et plus! Il n'en peux plus, il se sent craquer, ce monde ne lui correspond pas (ou est-ce lui qui ne correspond pas à ce monde?) Son âme brille toujours au fin-fond de son être : Il y a un moyen d'echapper au désespoir, il en est certain!
De cette manière il trouve enfin le moyen d'achever son invention, en y versant toute son âme. S'offre alors à lui un monde de couleurs digne de ses plus beaux rêves. La si triste vérité de la vie apparait à travers ses lunettes comme un monde ensoleillé et plein de joie. Il sourit, Il a enfin trouvé la recette du bonheur!
Il doit partager cette invention avec le reste de la société. Celle ci le mène rapidement au rang de "meilleur inventeur de tous les temps". Son produit se vend à merveille, et tous peuvent désormais vivre des moments de joie si-tant-est qu'ils aient acheté ce bonheur qui n'existe pas.
Il est acclamé pour son génie incontesté, ses lunettes s'arrachent dans toutes les villes. c'est alors qu'il prend le monopole de l'industrie, prenant du fait la place de ce superieur qu'il haïssait tant.
Ce à quoi il ne s'attendait pas, c'est que ce bonheur il l'avait perdu en même temps que son âme. Plus rien ne brille désormais en lui. Sitôt les lunettes retirées, la dure réalité lui rapelle son désespoir et son sourire s'efface.
Pourtant, pas si loins de là, un reflet l'interpelle. C'est lorsqu'il aperçoit ces enfants jouant et riant dans leur univers de couleur, qu'il réalise qu'il a tout perdu.
La boucle est bouclée, et rien ne laisse supposer qu'elle puisse être brisée un jour...


Malgré la pression que l'on subit par la demande d'un rendement toujours croissant, nous possédons tous à la base, caché au plus profond de nous, notre âme. Celle-ci est l'origine même de tous nos rêves et de tous nos espoirs. C'est grace à elle que tout devient réalisable. Cependant, avec l'âge, on commence à avoir notion de nouvelles choses. Ainsi nous sommes amené à faire face à la productivité, la compétition, la routine, l'argent, le pouvoirs, ... qui sont autant de facteurs compromettant l'intégrité de cette-dite âme. La société et le conditionement qu'elle nous impose finissent-ils par nous voler notre illusion de liberté, notre bonheur?...


Durée : 6 minutes 22 secondes
Titre : MORE
Réalisateur : Mark Osborne

# Posté le samedi 08 mars 2008 12:25

Modifié le dimanche 09 mars 2008 07:01

un peu, beaucoup, passionément, à la folie! ... pas du tout...

Par le réalisateur du "Fabuleux Destin D'Amélie Poulain"
On change cette fois de registre avec un court métrage en noir et blanc sans image de synthèse et avec un monologue.


Le jeu du "j'aime/j'aime pas" semble au premier égard un peu simple, mais c'est ce qui fait tout le charme de ce film. Néanmoins, le langage non verbal est ici aussi important que les paroles elles mêmes (à noter entre autre le très bon jeu de l'acteur, la comparaison maitre/chien pendant la sortie ou la goutte d'eau en trop aux toilettes).
L'ordre de restitution de toutes ces petites choses de la vie est également interessant. En effet, dès le début l'on observe un étalage de boucherie un peu dérangeant de par la viande exposée, or la premère réflexion vise le dégout qu'il a envers ces-dits étalages (là encore l'implicite joue un role important : Savez vous vraiment ce que vous avez en face de vous? ou Ces bêtes étaient avant aussi vivantes que nous... ) d'autres fois au contraire il expose deux idées sans aucun rapport, en y mettant pourtant une logique dans sa façon de le dire (cf: "j'aime bien le grafiti du bout de ma rue, mais j'aime pas la collection de mon cousin qu'habite à Guenion).
Enfin, il est possible de noter de nombreuses références, qui viennent enrichir le tout si tant est qu'on les connaissent (comme le passage du trans europe express, réfrérence à la musique éponyme du groupe kraftwerk)


Je n'irais pas paraphraser le film, à vous de le découvrir pleinement et d'y voir les choses à votre manière. Ce que je peux cependant dire, c'est que chacun de nous, tous en tant que nous sommes, avons des petits plaisirs très simples dans la vie de tout les jours, de la même façon que d'autres choses nous déplaisent plus. Ce sont ces petites choses qui, mises bout à bout font la richesse de notre vie.

Durée : 7 minutes 13 secondes
Titre : Foutaises
Réalisateur : Jean Pierre Jeunet

# Posté le mardi 18 mars 2008 03:13

Modifié le dimanche 23 mars 2008 12:08

En mémoire de ces souvenirs partagés

Un vieil Homme penché sur son etabli, un automate reprenant vie... L'automate semble avoir été oublié, son costume est abimé, des larmes perlent à ses yeux, des yeux particulièrement expressif pour un petit pantin de bois et de mécaniques. Son créateur porte une extreme attention sur son travail, il ignore sa création pour bricoler ce qui semble être une de ses maquettes avant de partir se coucher.
Le pantin est intrigué, il décide alors d'aller jeter un oeil à l'interieur de la maquette (représentation fidèle de La célèbre cathédrale). Lentement, un filet de lumière lui révèle un corps divin, il se trouve face à une automate aux allures d'ange. Emerveillé par cette apparition, il se met a faire tourner sa boite à musique, l'ambiance est planante, la musique si douce, ce regard si attendri... Il revit!
Mais lorsqu'au petit matin il découvre sur le bureau de son créateur un plan de confection présentant un homme tenant sa douce apparition par la main, tous ses espoirs lui sont volés : elle ne lui sera désormais plus jamais accessible... Le travail avance et le Vieil homme, fier de sa dernière creation, fini par se tourner vers sa maquette apres avoir posé un dernier regard sur un cadre photo qu'il prend avec lui.
Au moment d'achever son oeuvre cependant, un mal etrange lui saisi sa poitrine. Son coeur le lache, Il lache sa figurine, qui tombe alors sur sa maquette.
Le petit pantin revient, horrifié par son impuissance face à la situation, attristé par la perte de son créateur... C'est alors qu'il voit le cadre photo, son regard voyage entre le cadre, le Vieil Homme et la figurine : Il n'y a plus de doute, il s'agit de la même personne...Mais cette Femme, ce si bel automate? Il sait ce qui lui reste à faire, rassemblant tout son courage il prend la marionette étalée sur le goudron de la cathédrale pour aller la mettre a sa place face à la belle inconnue.
Les mécaniques tournent les deux pantins se retrouvent et lui est de nouveau seul. Le temps passe, et quand viennent sonner les trois heures, tout vient à s'illuminer, les portes de Notre Dame s'ouvrent, et laissent apparaitre le couple nouvelement reconstitué. Ils commencent leur danse, un balai en duo semblant avoir déjoué les pièges du temps pour l'éternité. Le petit pantin, après avoir fait sonner sa boite à musique une dernière fois, se désanime, il a accompli ce qu'il n'était pas obligé de faire, par respect pour son créateur, pour achever l'oeuvre de sa vie, la restitution parfaite du plus beau jour de sa vie : Celui qu'il a partagé avec La femme de sa vie.


A travers cette douce poésie, le dévouement du petit automate prenant gout à la beauté de la vie, et qui fini par en voir les décéptions, on se sent transporté par son geste envers son créateur. Plus rien ne l'obligeait à rester cacher, toutes les cartes étaient de son coté pour finir sa vie aux cotés de la belle, mais c'est pourtant la finition de l'accomplissement de l'oeuvre du vieil homme, son créateur, qu'il se décide à réaliser...

Durée : 7 minutes 53 secondes
Titre : In memoriam
Réalisateurs : V. Gueu, R. Maleyrot, J. Oudot, S. Pons

# Posté le dimanche 23 mars 2008 12:06

Modifié le dimanche 30 mars 2008 09:12

Rêves de liberté...

Durée : 5 minutes 19 secondes
Titre : L'engrenage
Réalisateurs : C. Cohen, A. Henneton, V. Kernel, H. Durabah, M. Reneleau, J. Rouvelet, S. Sarradin, J. Soudjoukdjian, M. Vaudour

# Posté le dimanche 30 mars 2008 09:01